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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 11:14

     Très vite Eugène Billon, le constructeur de cette génération de moteurs et des motos Ultima, a tenu à réaliser lui-même les divers composants de ses motos plutôt que de faire appel aux équipementiers spécialisés, c’est ainsi que ma moto est équipée d’un carburateur de marque Ultima, probablement un des tous premiers modèles, le N° 154 est gravé sur la cuve, est-ce un N° de série, c’est bien probable.

 

     Il est en bronze, nickelé, le diamètre de passage est de 16 mm et semble en parfait état, voyez plutôt.

     Un bon point révélateur de sa bonne santé : le boisseau ne présente pas de traces d’usure évidente tout comme l’alésage dans lequel il coulisse.

     La cuve et le flotteur sont propres tout comme l’épingle.

     L’aiguille est une petite œuvre d’art : le cône d’étanchéité en excellent état est guidé par un profil carré, une gorge et un renflement permet l’accrochage de l’épingle non réglable en hauteur.

     Le porte gicleur, serré de façon redoutable tout comme le gicleur (1/32 sur plats), n’a pas été trop matraqué par des interventions.

     Le gicleur se prolonge par une cheminée qui porte le calibrage de 24

     Un système réglable par rotation permet d’ajuster la richesse du mélange en introduisant de l’air non carburé en aval du boisseau. Cet air est filtré (?) par une grille métallique.

     L’entré d’air principale comportait une grille fixée par une collerette vissée…. vraiment très fort, seul un système de sangle m’a permis de la dévisser sans la dégrader.

 

     Analyse du fonctionnement :

     - il n’y a pas de circuit de ralenti

     - pas de dispositif pour « pré-émulsionner » l’essence , le gicleur débite directement dans la veine gazeuse,

     - la correction de richesse par introduction d’air non carburé en aval du boisseau a un effet d’autant plus important que le rapport entre la section d’air admis et la section dégagée par le boisseau est élevé : tel qu’il est réalisé l’influence est forte au ralenti et faible à pleine ouverture.

     - il n’y a pas de « coupe inclinée du boisseau » comme sur les carburateurs plus modernes mais deux perçage côté amont du boisseau ont, je pense, le même effet. Je rappelle que la forme de la section dégagée en amont du boisseau est un élément de réglage du suivi de richesse car il conditionne le profil dépression qui s’applique sur le gicleur en fonction de la levée du boisseau.

     - on note un petit trou de 1.5 mm qui amène de l’air extérieur en bas du boisseau au niveau de la rainure de guidage, est-ce pour améliorer la pulvérisation au ralenti, j'en doute ?

 

     Au travail :

     En fait après une bonne séance de nettoyage seul le nickelage a été repris sur certaines pièces : couvercle de cuve, collier de fixation et sa vis de serrage, porte gicleur, tube et raccord d’arrivée d’essence. La grille du cornet d’admission a été découpée dans une passoire. Le système cône-siège de l’arrivée d’essence n’a même pas eu besoin d’être rodé, il est bien étanche.

     Et voici le puzzle.

     C’est reparti pour un tour.

 

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commentaires

M
clair concis,avec de belles photos pour illustrer les explications.<br /> du grand art!<br /> <br /> Mark
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C
Magnifique travail d'ingénieur ! et explication tres claire Merci Henri
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