Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 09:29

 

     Ça fait plus d’un mois que les motos végètent, ça fait plus d’un mois qu’on a oublié à quoi ressemble un nuage: mais enfin, qu’est-ce qu’on attend pour aller faire un petit tour au bord de la mer ?

 

     Ce sera l’occasion de vérifier s’il ne reste pas dans le carburateur de la FN un petit lambeau de ce joint silicone qui avait coupé son élan lors de notre dernière sortie dans les Corbières.

 

     Direction Palavas, sur la grand-route le vent du nord nous pousse, mon compteur de vitesse est encore fantaisiste, mais « Pétro’s lady » me dira, non sans émerveillement : « nous avons frôlé les nonantes ! »

 

On ne peut pas passer devant l’étang sans faire l’indispensable pose photo.  

 

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Arrivés au port de Palavas

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Admirez le mouvement du « béquilleur » qui béquille.

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La Lady aime bien photographier sa Pétronille....

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... le résultat.

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Les voilà à Carnon, bien à la vue des touristes 

(pour frimer un max on se gare dans l'espace piétons... comme si le bruit ne suffisait pas pour nous faire remarquer)

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Vous en voyez, vous, des nuages?

(euhhhh, pas top la tête de vis cruciforme derrière le rétro…pas d'époque!)

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      Au retour, on fait une petite halte à Pérols chez Justine et David qu'on emmène faire un petit tour sur les "tand-sad".

 

"Je n’reconnais plus per-sonn’ en Harley David-son…"

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      Au départ de Pérols on fait une rencontre inattendue avec un vieil attelage, BWM je crois, avec plein de rires et de gamins dans le panier…..dommage, l’APN était au fond du sac à dos….

 

      De retour au bercail je trouve le mail d’inscription pour le prochain tour d’Auvergne en Juin : ça va, les motos vont bien: "Elisabeth, tu peux compter sur nous ".

Par faites-pour-rouler - Publié dans : Les aventures en vieilles
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 18:44

 

      Depuis quelques temps il n’y en a que pour Pétronille, la FN ou la traction. Dame BM risquait de se vexer .

 

     Aujourd’hui il fait beau et comme j’aime cette luminosité des belles journées d'hiver (enfin, presque l'hiver), on va faire quelques photos au bord de la mer et des étangs voisins.

 

 Contre-jour sur l’étang de l'Arnel

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  Mon bon monsieur, un bouchon d'essence, ça ne sert pas qu'à boucher, ça sert aussi à être beau.

( je ne me rendrai compte que plus tard qu’il n’est pas bien fermé d’où la tâche blanche sur le réservoir)

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C'est certainement un artiste qui l'a dessiné mais pourquoi donc cette belle molette a été remplacée par une vulgaire poignée en plastique sur les modèles qui ont suivi?

(son coût très certainement)

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L’indispensable "clou" typique des productions allemandes

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On ne va pas plus loin, c'est fait pour les bateaux !

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  L'étang du Prevost sur fond de Pic-Saint-Loup.

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  Recueillement à côté de la statue du pêcheur à l’entrée du port de Palavas

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La  Méditerranée, non, on ne va pas prendre un bain

(tu vas bientôt me le fermer comme il faut, ce bouchon d'essence?)

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Et dire que la météo nous promettait du mauvais temps avec du vent.

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  Je me trouve belle et c’est l’essentiel.

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Tu vois bien, tu n'es jamais sortie avec Pétronille mais tu as beaucoup de charme quand même.

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 17:25

     Ceux qui suivent sont au courant du problème de bougie qui m'a immobilisé lors de notre dernière ballade dans le minervois, et bien........Euuuuhhh..............comment dire.....

 

 

    Bien qu'ayant constaté, dans le garage, que la présence du défaut était lié à la bougie utilisée, j'ai tenu à un vrai test sur route avec la bonne bougie.

     Après un démarrage sans faille, le ralenti ne me plaisait pas.  Au bout de 100 mètres j'ai compris que le mal n'était pas réglé: ça marchait, mais je ne reconnaissais pas la franchise ni la rondeur des reprises de ma FN.

 

      De retour au bercail j'ai contrôlé à nouveau la qualité de l'étincelle délivrée par la magneto: le moindre appui sur le kick déclenchait de belles étincelles bien longues et bien bleues: l'allumage n'était pas en cause.

 

     Je me suis souvenu que lors de la panne, j'avais trouvé la cuve du carburateur bien desserrée, mais comme je l'avais revissée correctement je pensais que tout était OK de ce côté-là.


     Au calme du garage j'ai démonté le carburateur et j'ai trouvé un petit lambeau de pâte à joint, cette "merde" de silicone bleu, censée résister à l'essence, coincée dans le trou du gicleur, qui pendouillait lamentablement......et prenait un malin plaisir à le boucher ......quand il en avait envie.

 

     Après un bon nettoyage, la FN a retrouvé son fonctionnement normal.

 

Conclusions:

     1 il ne faut pas s'obstiner dans une voie sous le prétexte qu'elle paraît logique: dans mon cas, un défaut qui se manifeste comme un défaut de bougie et qui intervient précisément quand je redoute une défaillance de bougie.

 

     2  c'est bien de faire un contre-essai de confirmation en vérifiant que le retour à la pièce incriminée reproduit le défaut, mais quand il s'agit d'un problème aléatoire, ça ne suffit pas.

 


     Heureusement que les bougies n'ont pas d'oreilles, si elle avait entendu tous mes gros mots!

 

 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 18:51

 

     C’est qu’ils en veulent ces lutins : l’invitation était tentante : « une virée à moto d’une centaine de kilomètres dans le minervois, suivie d’un  'graillou' au restaurant  'Le Terminus' : ça vous dirait » ?

 

      Nous sommes équipés pour affronter l'improbable mauvais temps, c’est une région que nous ne connaissons pas bien.....c'est OK, on y va !

 

      Départ dimanche pour un rendez-vous à 8 heures 30 entre Quarante et Cruzy au restaurant « Le Terminus »

 

      L’accueil « charcutailles-timbales» accompagné des liquides adéquats fait désormais partie de la routine bien agréable.

 

     La troupe d'une quarantaine de vieilles motos passera à Saint-Chinian, Saint-Martial, Rieussec, Minerve, Montouliers...

 

      Pétronille va étrenner ses nouveaux roulements de roue avant (c’était pas un luxe !), La FN rodera son nouveau pneu arrière (pas du luxe non plus!).


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      Faisons un rapide tour pour voir quelques machines :  DSCF9142

 

le coin des sides,

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tiens la même BM R60/5 que la mienne !

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des anglaises...

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      Le départ est donné, nous serons accueillis par un arc-en-ciel qui agrémentera le paysage pendant toute la matinée, Petro's Lady immortalisera sa Pétronille dans ce décor.

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      Premier regroupement au moulin juste avant Saint-Chinian.

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     Un autre regroupement après La Louvière.

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C’est nous !

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      Vous noterez que le mimétisme entre cavalière et cheval d'acier devient de plus en plus évident, allez, encore un petit effort à faire pour les gants, les bottes et le casque.

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      Nous repartons par une route, avec un bel état de sol, toute en descente, ceux qui me précèdent me gênent pour rouler à mon rythme et je redoute l’encrassement de la bougie (toujours ces fameuses remontées d’huile de la FN). Un bout de ligne droite j’accélère pour doubler, mais en pleine vitesse (sic !) je sens les ratés d’allumage qui m'annoncent que le mal est fait : la bougie n’a pas supporté le traitement.


       Je continue à rouler en espérant que tout va rentrer dans l’ordre, mais non, je dois me résoudre à m'arrêter pour démonter la bougie que je trouve fortement calaminée. Prévoyant,  j’ai ce qu’il faut en réserve…..à part que la belle pièce toute neuve, tout juste sortie de sa boîte, ne résout pas le problème. Je dois me rendre à l’évidence : le mal est plus grave que ce que je pensais, la FN (et moi avec) est bonne pour la voiture d’assistance.

 

      Et dire que pendant ce temps Pétronille file bon train et « s'éclate » sur ces petites routes. A l'arrivée je retrouverai  sa cavalière toute ravie.

 

 

     Ma déception ne m'a pas empêché de profiter de la bonne ambiance du repas …

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  Quelques machines (qui ne sont pas tombées en panne !) bien sympas ont retenu mon attention.

 

Une 500 Terrot de 1947 attelée, avec sa fourche avant renforcée, le tout dans un jus adorable.

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Une Douglas, moteur flat-tween longitudinal et transmission par chaîne,

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avec sa suspension arrière par barres de torsion dissimulées dans les tubes du cadre,

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et sa suspension avant à parallélogramme poussé.

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      Dans le véhicule d’assistance j’ai longuement ruminé ma déception et il m’est venu un sérieux doute sur la validité de cette bougie toute neuve. 

 

      Aussitôt rentré à la maison, je tente un essai: la FN démarre mais le ralenti ne tourne toujours pas rond et il est impossible d’accélérer à vide. Le seul point positif c'est que je ne suis pas en présence d’un problème qui ne se manifeste qu’à chaud dont la cause aurait été difficile à identifier.

      Je monte une autre bougie de source différente, neuve elle aussi, et ……miracle, le moteur démarre instantanément, il retrouve son ralenti bien régulier et la moindre ouverture des gaz entraîne une belle montée en régime. Comme dans ce type de situation j’aime bien faire un contre-essai de confirmation: je remonte la bougie douteuse et retrouve le défaut initial. Par ailleurs je confirme, en écartant le fil à haute tension de la masse du moteur, que même un petit coup de kick suffit pour déclencher des arcs électriques longs et bien robustes, l'allumage n'est pas en cause.

 


      Regardez moi çà, on lui donnerait le bon dieu sans confession, c'est neuf mais c'est tout juste bon pour la poubelle.

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      La bonne moralité  de ce blog (et le peu d'espace mémoire du serveur) m’interdit de vous  lister la litanie de tous les gros-mots que j’ai crachés sur cette bougie, mais je peux vous garantir qu’il y en avait de très gros ! (je crois même que j'en ai inventé)

 

 

   En tous cas, ces lutins, ils assurent! 

 

 

 

Le 8 Décembre:   Voir la suite dans  "Pannalacon"

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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 21:06

      Ça s'est passé l'été dernier: parfois Pétronille présentait de façon aléatoire un manque de puissance, particulièrement dans les faux-plats à haute vitesse (disons....65 km à l'heure)

 

    La description que m’en faisait sa cavalière : "avancement par vagues", "obligée de rétrograder en troisième"... me faisait penser à un défaut d’alimentation en essence mais, après vérification, tout s’était avéré sain: réservoir, aération du bouchon, filtre, robinet, carburateur, gicleurs, niveau de cuve etc…

 

    Je fis donc un essai: à peine sorti du village j’ai mis « la poignée dans le coin »:  après un km, voilà Pétronille qui n’en veut plus, « avance par vagues », le tout accompagné de petits ratatouillages, je réduit les gaz et tout rentre dans l’ordre. Pour moi il est évident qu’il s’agit d’un défaut d’allumage et j’émet des doutes sur le condensateur, neuf depuis peu, car ce ne serait pas la première fois qu’un condensateur neuf rendrait l’âme.

 

     Prudent, j’avais gardé l’ancien que je me suis empressé de remonter pour refaire le même essai : sortie du village, poignée dans le coin, et...au même endroit, à quelques mètre près : même défaut !

     Le retour à allure modérée se fit sans problème particulier.

 

     Ce type de mauvais comportement de l’allumage qui n’intervient qu’à chaud me fait fortement penser à un défaut d’isolement de la bobine haute tension. Il est en effet connu que les isolants utilisés à l’époque vieillissent mal et que ça se manifeste particulièrement à chaud. On lit çà et là sur les forums de discussion que les Motobécane / Motoconfort de cette époque présentent bien une faiblesse de ce côté là, nombreux utilisateurs ont modifié le système en adaptant une bobine haute tension extérieure moins vulnérable.

 

   Non mais ces isolants qui commencent à donner des signes de faiblesse après seulement 55 ans d’usage, c’est inadmissible. Sur la FN j’ai déjà dû faire rebobiner la magnéto, sur la traction j'ai dû changer la bobine...non, mais où va-t-on ?

 

     Avant d’incriminer définitivement la bobine d’allumage, j’ai refait un essai  avec une bougie neuve, une NGK B7HS, écartement des électrodes à 0,4 mm, comme préconisé, à la place de la Champion H8C qui était réglée à 0,6 mm.

 

     Même procédure d’essai, le premier km est passé avec succès, mais 200 mètres plus loin c’est la panne d’allumage définitive avec le retour "à la poussette" qui s’ensuit. (la honte pour traverser le village)

 

     Arrivé au garage, après démontage de la bougie, je trouve un cristal tout aussi fin et minuscule que sournois entre les électrodes, qui prenait un malin plaisir à tout court-circuiter.

 

 

 

perle

 

     Il a suffit d’enlever ce cristal en glissant un morceau de papier entre les électrodes pour que le moteur reparte au premier coup de kick.

 

     Ce type de phénomène est (était) très fréquent sur les moteurs deux temps, ce cristal, à l’état pâteux lorsqu’il se forme à haute température,  prend souvent la forme d’une perle vitrifiée bien ronde en se solidifiant lors du refroidissement.  Feue ma 125 Peugeot de 1949, "sobriquément" appelée "la  perleuse", était particulièrement coutumière du fait, ce qui m’a permis d'identifier le coupable au premier coup d'oeil.

 

      Le perlage est un phénomène bien connu qui est sensible à beaucoup de facteurs, en premier lieu la quantité et la composition de l’huile présente dans la chambre de combustion, c’est pour cette raison qu’il est principalement « réservé » aux moteurs deux temps. (le quatre temps de ma 500 FN aux copieuses remontées d’huile présente parfois un défaut analogue mais à basse température lors des fonctionnements prolongés à très faible allure, mais il s’agit plutôt de dépôts de suies). 

     La température de fonctionnement intervient beaucoup. La richesse du mélange intervient indirectement car elle influe sur la température de la combustion.

 

     J’imagine que les caractéristiques de l’étincelle à la bougie doivent aussi avoir beaucoup d’influence, en particulier que le fait de disposer d’une bonne énergie d'allumage doit permettre de garantir l’étincelle malgré la présence de résidus plus ou moins conducteurs entre les électrodes. J’ai donc décidé de contrôler la bobine haute tension si souvent en cause.

 

        J’ai tenu à faire le test sans aucun démontage pour ne pas risquer d'effacer la cause du défaut.

 

 

Comment tester l'isolement d'une bobine HT?

 

            La méthode est simple : après avoir écarté et isolé les "vis platinées" par un morceau de papier entre les grains,  le primaire de la bobine est alimenté par une pile de 4,5 v ou par une batterie de 6 v, je mesure la longueur maximum de l’étincelle réalisable en provoquant des ruptures de l’alimentation.

 

 

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          Résultats.


     1- Le moteur est encore chaud : en alimentant avec la pile de 4,5 volt, dès que les électrodes sont écartées de plus de 1,5 mm, il n’y a plus d’étincelle à la bougie, par contre, j’entends très nettement une étincelle jaillir quelque part derrière le carter d’allumage….

 

     2- Nouvel essai le lendemain alors que tout est refroidi : La pile de 4,5 volt ne peux pas faire jaillir un étincelle de plus de 2 mm, mais je n’entends pas d’étincelle derrière le carter.

Quand j'alimente la bobine avec une batterie de 6 volt j'obtiens une belle étincelle bien nourrie de plus de 3 mm de longueur, et quand j’écarte le fil HT de la masse du moteur jusqu’à extinction de l’étincelle il n’y a pas de claquage suspect derrière le carter.

 

     3- Je fais chauffer le moteur pour refaire ce test et, en écartant les électrodes de bougie, j’entends à nouveau les claquages d’étincelle suspects derrière le carter d’allumage alors que la bougie reste désespérément éteinte ;

 

La conclusion est claire, il y a bien un problème d’isolement: à chaud, le courant HT trouve un chemin plus facile que celui de la bougie.

 

 

 

Changement de la bobine HT

 

     Même si le rapport entre le perlage de la bougie et la qualité de la bobine peut paraître éloigné, je décide de changer la bobine puisque un défaut d’isolement a été mis en évidence.

 

     Les bobineurs contactés ayant un délai trop long, je choisis l’échange standard.

Je ne m’étendrai pas sur l’erreur d’adresse d’expédition, ni sur le "vous croyez qu’on n’a que ça  à faire ?" en réponse à ma demande de suivi du colis qui n’arrivait pas à l’adresse où je l’attendais….

 

  La bobine est enfin arrivée. De toute évidence ce n’est pas du « plug and play ».

 

      A : Pour sortir le fil de masse du primaire, plutôt que de percer le flasque en bakélite celui-ci a été défoncé avec un poinçon, et, comme on n’a pas pris la peine d’enlever le gros éclat de bakélite soulevé par le poinçon (le clou?), ce fil doit le contourner en  passant dans la zone d’appui de l'écrou / rondelle de fixation de la bobine. Si on ne corrige pas ça, ce sera un fil cisaillé à coup sûr lors du serrage de l’écrou.

 

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    J'ai dû gratouiller très délicatement le morceau de bakélite sans blesser le fil pour dévier son chemin hors de la zone d'appui de la rondelle.


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      B : J’ai déjà vu du fil haute tension mieux isolé que ça, il a fallu refaire la liaison avec le support de fil de bougie en l’ajustant à la bonne longueur, (pas évident). 

 

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      : le fil du primaire ne sort pas du bon côté, (c'est probablement la raison pour laquelle le flasque a été défoncé alors qu'il y avait le trou de passage du bon côté!) il a donc fallu bricoler, ce qui, vu le peu de place disponible relève de l'acrobatie.

 

      Avec un peu de patience, un peu de doigté, une bonne réserve de gaines thermorétractables et surtout l'envie d’y arriver, la bobine est enfin montée.

 

 

      J’ai bien sûr vérifié les enroulements :au primaire : 0,9 Ohm, comme la bobine d’origine et au secondaire : 5,76 kOhm pour 3,91 kOhm pour la bobine d’origine, le fil est-il plus fin ? y a-t-il plus de spires ?

 

      Ce que je peux garantir, c’est qu’après remontage de l’ensemble, le moteur a redémarré comme un jeune homme au deuxième coup de kick.

 

Vite un essai

 

      Je vais jusqu’au bout de la rue, ça roule du tonnerre, j’ai fait un petit km quand je reviens mais à 10 mètres du garage….pouf ! paf ! pif !,  rataprout-prout-prout !, plus rien. Ca ressemble fortement à ce foutu perlage.

 

      Pourtant la bougie est propre, pas de cristal ou perle suspecte entre les électrodes.

Je donne un coup de kick à vide,  en observant les électrodes de la bougie en m’attendant à constater l’absence d’étincelle mais là : du jamais vu :chaque coup de kick déclenche un train continu d’étincelles, de toute évidence non synchronisées avec le cycle du moteur.

      Toute tentative de démarrage se solde par des « pifs » « paf » « pouf » tantôt à l’admission tantôt à l’échappement.

 

 

Redémontage

 

Une photo vaut mieux qu’un discours : ce foutu fil qui ne sortait pas du bon côté et qu’il a fallu rallonger frottait contre le volant magnétique et a tôt fait d’être cisaillé. Le primaire de la bobine, au lieu d’être normalement relié au rupteur, frottait contre les nombreuses aspérités du volant magnétique, chaque faux-contact générant une étincelle à la bougie.

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Remontage et essai

 

      Après avoir trouvé un chemin plus sûr pour le fil en question, je ne m’étendrai pas sur le remontage qui est devenu une routine, passons à l’essai sur route.

 

      Même procédure : sortie du village, poignée dans le coin…… et……..même ratatouillage exactement au même endroit. Je rentre à faible vitesse et je dois me rendre à l’évidence : il ne s’agit que d’une question de perlage, l’ancienne bobine, même si elle présentait de réels défauts  d’isolement à chaud, n’avait rien à voir dans tout ça.

 

      De retour au garage je profite de ce que tout est bien chaud pour vérifier selon ma procédure, que, même à chaud, l’isolement HT est correct : Ouf, ça claque toujours à la bougie et jamais ailleurs, je n'entends pas d'étincelle indésirable, je n’ai pas changé la bobine pour rien !.

 

      Sachant que la nature chimique de l’huile influe beaucoup sur le perlage, je fais la vidange du moteur avec de l’huile neuve, de la 20W50, la moins chère qu'on trouve en grande surface, celle que j'utilise pour toutes mes vieilles, et je repars pour l'essai devenu désormais routinier:

      - sortie du village, poignée dans le coin......et là, miracle.... ce défaut que je reproduisais à coup sûr, toujours au même endroit a définitivement disparu. J’ai eu beau faire une bonne vingtaine de km en recherchant les conditions les plus critiques pour le provoquer : impossible de reproduire le moindre soupçon de défaut.

 

      Depuis cette vidange, Pétronille à fait les sorties de Saint Salvadou (90 km), le rallye de Millau (220 km), la balade des vendanges (110 km), une balade dans les Corbières (230 km), la sortie de Sommières  (100 km)….. sans le moindre problème.

 

Même les moteurs à quatre temps ne digèrent pas toujours bien leur huile: telles les huîtres: leur bougie fait parfois une perle.

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